René Serpette de Bersaucourt (13 octobre 1880-16 novembre 1914)

René Serpette de Bersaucourt (13 octobre 1880-16 novembre 1914)
René Serpette de Bersaucourt.
© Ecole nationale des chartes

Blessé sur le front, René Serpette de Bersaucourt fut évacué sur l'Auvergne et mourut peu de temps après dans une ambulance de Châtelguyon (Puy-de-Dôme). Né à Douai, berceau de sa famille, il n'aura pas eu, avant de rendre le dernier soupir, la joie de voir les Français rentrer dans cette ville douloureusement occupée par l'ennemi ; et que n'eût-il pas donné pour collaborer à cette reprise ! Il n'aura pas davantage eu le temps de mettre au point, pour une impression future, l'étude biographique composée et présentée comme thèse en 1908 sur le maréchal Philippe de Crèvecœur, seigneur d'Esquerdes, un prédécesseur des vaillants chefs de nos armées modernes, qui passa sa vie à lutter précisément dans la région du nord de la France si éprouvée ; en lisant le récit de ses exploits, en effet, on voit cités les mêmes noms, Arras, Béthune, la Somme, Tournai, Gand, Orchies, la Flandre, qui pendant quatre années ont retenti si fréquemment à nos oreilles, évocateurs de singuliers rapprochements dans les événements. René Serpette de Eersaucourt avait été élevé dans le culte de la patrie et de l'honneur ; c'est pour la patrie et pour l'honneur qu'il a fait le sacrifice de sa vie.