Édouard Decq (22 avril 1889-25 septembre 1915)

Édouard Decq (22 avril 1889-25 septembre 1915)
Édouard Decq.
© Ecole nationale des chartes

Dans la grande offensive de Champagne, au nord de Ville-sur-Tourbe, en franchissant les fils barbelés de l'ennemi, Édouard Decq, sergent au 410e régiment de ligne, a été tué net, de deux balles à la tempe, alors qu'il faisait le coup de feu et qu'il donnait à ses hommes l'exemple du plus valeureux courage. Jamais il n'avait cherché à se dérober ; bien au contraire, mobilisé dans l'intendance, il avait demandé à être versé dans l'infanterie, heureux de défendre son pays les armes à la main ; déjà, plus d'une fois, il avait, par son esprit d'observation et son activité inlassable, rendu des services signalés, et reçu du général commandant la 301e brigade, au cours d'opérations dans la Somme, le 6 juin 1915, des félicitations méritées pour « observation d'ouvrages ennemis par compte rendu et croquis ». La thèse d'Édouard Decq, qui lui valut le diplôme d'archiviste paléographe, était une étude de l'administration des eaux et forêts du domaine royal jusqu'au XVIe siècle ; on l'a considérée comme une œuvre solide et fortement charpentée. Son trop court séjour à la Bibliothèque nationale n'a pas empêché qu'il y laissât le souvenir d'un fonctionnaire laborieux, très attaché à son devoir, apprécié de ses chefs et aimé de ses collègues, qui l'ont vivement regretté.